Félix Esclangon
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Dommages colatéraux.

vendredi 13 décembre 2013

Il était tard. Aux alentours des onzes heures.

Luca et Sandrine marchaient depuis plus d’une heure. Ils ne s’etaient plus adressé la parole depuis qu’ils avaient quitté la veuve. Elle avait été séparée de son bébé dans la matinée.

Il jouait tranquillement quand une femme plus jeune attrappa le berceau pendant que la veuve avait le dos tourné, et partit en courrant vers le centre ville.

Depuis l’enlèvement, des photos en noir et blanc-par manque de moyens de la veuve pour des copies couleurs- étaient placardées sur tous les murs. Mais les recherches étaient effectuées en vain.

« Aucune trace de cette foutue femme et du bébé ! cria Luca en rompant le silence.
- Les forces de l’ordre font de leur mieux Luca...
- Et pourquoi cela n’aboutit-il à rien ?!
- Calme toi ! répliqua Sandrine. Tu la connais bien cette dame ?
- Oui, déclara-t-il en s’apaisant, mais je connaissais surtout son defunt mari. »

Ils décidèrent de s’arrêter et de s’assoir sur un banc.

Luca lui expliqua qu’avant de mourir, le mari de la veuve lui donnait des cours de piano. Un matin, Luca fut réveillé par un coup de téléphone très perturbant et étrange. Son professeur de piano était mort dans sa voiture, par balles. Il était un dommage colatéral dans une fusillade, dans son quartier. Les balles avaient transpercé le métal de la carosserie. Après cet accident, Luca s’était juré de garder un oeil sur la veuve et l’enfant.
L’aube arrivait et montrait le bout de son nez malgré les gros nuages noirs. Sandrine devait rentrer chez elle. Son mari l’attendait. Elle rentra donc seule, et laissa Luca sur ce banc.

Quand elle ouvrit la porte, son mari était déjà debout, il se rasait.

« Tu n’as toujours pas remplacé le miroir ? lui lança Sandrine, combien de temps encore allons nous laisser ce bout de scotch au milieu ?
- Je t’ai préparé tes affaires, répondit-il calmement, elles sont pendues à la fenêtre de ta chambre. »

Elle se rendit dans la chambre, décrocha les ceintres. Elle se changea.
Elle refusa de manger, embrassa son mari et quitta la maison.

Elle demarra la voiture et ne put s’empêcher de penser au défunt mari de la veuve.

Sur le trajet, elle passa devant les grillages de la cour de la prison, où devait être le tueur du professeur de piano de Luca.

 
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