Félix Esclangon
Lycée
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Père absent

lundi 12 mai 2014

Je marche seule dans cette rue illuminée par les boutiques nocturnes...Parmi ces murs gris,je vois ressortir cette affiche,avec une fillette souriante l’image est délavée. Je repense à qui j’étais,je me vois en elle. Enfermnée dans une prison de béton,je cherche une lumière,j’entre-aperçois ce trou,cette ouverture qui me rendrait libre. Je pourrais voir la vie différemment. Les nuages s’éloigneraient et peu à peu la lumière apparaitrait. Quand le jour se lève,je marche souriant,le soleil me fait revivre,les ombres sont presque lointaines. Mais au fond,je me sens abîmée,comme une vitre brisée à laquelle on ajouterait un bout de scotch en guise de compresse,et que croire que ça suffit,car ça ne suffisait pas. Jour après jour,je me confrontais au passé,deux menteaux suffisaient à raviver tout ces souvenirs enfouis. Comme si un grillage nous avait séparés,comme si de la fierté avait pris toute la place et s’engouffrait dans mon coeur,comme une mauvaise herbe. Ou était passé la réconciliation ? Je ne savais plus,mais au fond,comme une lumière qui refusait de s’éteindre,je gardais espoir. Même si j’étais aller plus loin que ce que son âme pouvait tolérait,il restait mon père. Encore un réveil difficile,il était 10h,je pouvais encore entendre en fond de réveilma mère qui se plaignait de l’heure tardive à laquelle je m’étais levée. J’avais la tête lourde,je me cachai sous la couverture,je sentis près de mon corps des mouchoirs usagés qui me rapellèrent que j’avais pleuré toute la nuit. Je finis par me lever,j’ouvris la fenêtrenqui avec le vent se referma sur elle-même en un claquement sourd. Demain,ça irait mieux...J’en étais certaine car l’espoir brillait toujours de l’autre côté de la porte,dans la pièce d’à côté. Je finis par me préparer et je sortis prendre l’air. Je décida d’aller marcher sur la plage. Je m’éloignais en marchant sur le sable mouillé,en me disant que sa fiertè l’empêchait sûrement de faire le premier pas,il devait avoir des mots de travers. Je marchais vers le futur,la nostalgie dans le fracas des vagues...Je levai les yeux vers le ciel,malgrè le temps j’avais toujours ce manque,celui d’un père.

 
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