Félix Esclangon
Lycée
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Recto-Verso : Sophie.

vendredi 13 décembre 2013

Ce soir d’été, une femme, nommée Sophie,fut retrouvée allongée sur le trottoir, pratiquement inconsciente, incapable d’entendre la voix des pompiers qui l’entouraient, ni même de pouvoir reconnaître le visage de cette personne, présente à ses côté, sanglotant. La seule chose qu’elle pouvait faire, s’était se rappeler. Pourquoi elle était là, étendue sur le trottoir. Ses souvenirs lui revenaient peu à peu en mémoire, elle se rappelait de ce qu’il s’était passé la veille.

Sophie lisait son livre favori, soigneusement choisi avant de pouvoir venir se détendre sur un banc à l’ombre. Plus elle lisait, et plus elle s’imaginait à la place de l’héroïne. A marcher côte à côte dans les rues, avec son amour de toujours, qui, malgrès la récente dispute avait toujours cet amour fort qui les réunissait.
Elle se perdait dans ses pensées sans même se rendre compte de l’heure qui passait. Elle entendit l’horloge de 11h sonner et se leva, rassembla toute ses affaires, prit soin d’y poser délicatement son fameux bouquin et rentra chez elle.
En rentrant elle vit sur un mur de pierre la photod’une petite fille que le temps avait commencé à dévorer ; cette photo lui fit monter les larmes aux yeux, et Sophie continua son chemin.

« Pourquoi ? Pourquoi ne l’ont-ils pas décrochée ? Cette pauvre enfant, ils l’ont pourtant retrouvée. Alors pourquoi laisser sa photo sur le mur ? »
Ces mots résonnaient dans sa tête, mais pourtant aucune raison ne vint à elle.

Quand elle rentra, elle jeta sa veste sur son canapé, posa son sac sur la table puis sortit son livre en le posant sur sa commode. Elle se dirigea dans la cuisine pour préparer à manger pour elle et son ami.

En se dirigeant vers les placards elle vit son voisin, Yves, tentant tant bien que mal de faire un trou dans le mur d’acier. Elle se disait qu’il n’y arriverait jamais, que c’est comme s’il essayait de percer un horizon infini, avec ses nuages chatouillant délicatement le sommet des montagnes. Elle décida donc de retourner continuer ce qu’elle était en train de faire, mais bouscula son meuble qui fit tomber une assiette par terre, qui, sous le choc, se brisa en deux partie bien dstinctes. Sophie alla donc chercher sa colle et se mis aussitôt à table pour la recoller. Une fois réparée, elle se rendit compte que ça ne servait à rien, que cette assiette était fragilisée à vie, comme une femme à qui l’on avait brisé le coeur et que l’on assayait de recollet avec des « pardon », ou une vitre brisée à qui l’on mettait un morceau de scotch pour faire comme si de rien n’était, et qu’elle pouvait se briser à nouveau, à tout instant. Elle se leva, pris l’assiette, et la jeta à la poubelle. Cela fait, elle décida de prendre une douche. Elle rentra dans la salle de bain, accrocha son peignoir à la fenêtre, scruta des yeux celui situé à côté du sien et partit sous la douche.

Elle rentra dans la cabine, et une fois l’eau brûlante tombée sur sa peau elle commença à s’inquiéter. Elle commençait à s’afoller. Elle se retourna, se dirigea vers le salon et entendit du bruit. Elle se rhabilla et tenta de s’enfuir, en vain. Elle courut de toute ses forces mais arriva devant un grand grillage ou de gros chiens, ressemblant à des doberman, accompagnés de leur maître se mirent à hurler. Prise de panique elle monta dans une vieille bâtisse, jusqu’au derniers étage, ouvrit la fenêtre et vit des plantes, rien que des plantes, comme une forêt... Elle savait qu’elle était perdue, qu’elle ne pouvait plus rien faire, mais elle continuait à essayer de lutter. Elle traversa la pièce et en ouvrant une autre fenêtre se rendit compte qu’elle donnait sur la rue, elle regarda derrière elle, et vit un homme, grand, plutôt musclé et vêtu de blanc, s’approcher d’elle.
« Reculez ! Ne vous approchez pas ! » Insistait-t-elle, mais en vain, rien ne l’arrêtait. Sophie se retourna et se laissa tomber, elle se sentait légère puis tout d’un coup elle s’entit tout son poids revenir et s’écraser au sol.

« Sophie, est-ce que ça va ? Sophie ? »

Sophie se réveilla peu à peu, mais découvrit avec horreur où elle se trouvait. Une femme, vêtue de blanc, ses chaveux blonds attachés, était penchée sur elle.

« Garance, pourquoi ? » criait-t-elle.
« Sophie, tu as essayé de t’enfuir. Tu sais très bien que nous sommes tes amis, et que si tu es là c’est pour que l’on t’aide. Tiens, je t’ai ramené ton bouquin préféré, pour que tu puisses t’occuper pendant la semaine prochaine. Je te laisse la lampe de chevet allumé. »

Sophie cacha son visage sous sa couverture pour pleurer et la jeune femme se dirigea vers la porte, l’ouvrit mais au moment où elle la refermait, Sophie s’écria.

« Non ! Laisse la ouverte.. S’il te plait. » Sanglotait-elle.
« Oh Sophie, tu sais très bien que c’est impossible. »

Sur ces mots la jeune femme s’en allât, refermant la porte sur elle-même. Et laissant Sophie seule, dans sa chambre.

« Comment va-t-elle ? » Lui demanda un homme, les cheveux grisés par le temps, portant une longue robe blanche.
« Mieux, Yves, merci. »

Et la jeune femme s’éloigna dans le couloir, pris ses clefs, salua ses collègues et partit rentrer chez elle. Elle se retourna, regarda le bâtiment et lu « Hôpital Psychiatrique de Saint-Vallier ».

Garance soupira, monta dans sa voiture, démarra et partit, laissant Sophie seule, jusqu’au lendemain.

 
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