Félix Esclangon
Lycée
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Une vie tant rêvée

jeudi 16 janvier 2014

Un soir, dans une rue éclairée par les vitrines des magasins, nous marchions côte à côte, nos mains se frolaient au fil de notre promenade nocturne. Cela ne faisait que quelques mois, mais nous vivions une histoire d’amour passionnelle. Dans une impasse que nous traversions, une vieille photo d’une petite me fit penser que la présence d’un enfant pourrait serrer les liens qui nous unissaient déjà. Un enfant, oui, ce mur dont le trou laissait apparaitre un ciel nuageux, serait comblé par un petit être, cela me rendrait heureuse. Malheureusement cette joie fut de courte durée.

Un jour d’automne, je l’attendais avec une belle robe noire brillante et ma nouvelle coupe de cheuveux, sous un ciel lourd je le vis, seulement il n’était pas seul. La personne qui l’accompagnait, le couvrait de baiser. Mon coeur se brisa comme une vitre ébréchée qui ne peut être réparée que temporairement.
Après cette nouvelle déplaisante, je rentrai “chez nous” afin de me préparer à un voyage seule. En face de la porte d’entrée, se trouvait deux manteaux, je pris le mien et montai à notre ancienne chambre, par l’escalier rougeâtre. En rentrant ce qui me faisait de la peine, était de voir notre lit à deux places vides avec une lampe allumée. J’étais tellement effrayée de ne plus pouvoir retrouver cet amour passionnel que je me cachais sous mon drap blanc pour fuir la réalité. Puis je me décidai enfin à prendre une valise y mettre mes affaires et partir loin de cet homme que je ne reverrai sans doute jamais. Je passais par la cuisine quand je vis ma fenètre je me souvenais que la personne à côté de celui que j’aimais, était cette même personne que j’apercevais à travers ma fenètre rubis où un rideau tout aussi rouge la faisait apparaître grâce à une lumière blanche. Mais je savais que je devais changer d’air, je devais sortir de ce grillage qui m’enfermait avec ces souvenirs douloureux. Retrouver ma liberté, à travers une grande fenètre ouverte vers la forêt d’un nouvel avenir. Je pris ma valise à deux mains et partis. Quand je regardai pour la dernière fois, derrière moi, voir ces pièces bleutées vides, sans vie, qui menaient à un couloir écarlate, me rendait nostalgique.

Je m’en allai en avion pour Normandie, et ce fut là-bas où, sous un temps de pluie, je retrouvai le sourire avec un autre homme, pour la vie.

 
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